mardi 25 mars 2008
le poker cendré
dimanche 23 mars 2008
mardi 18 mars 2008
on déménage
Le téléphone a sonné, les affaires reprennent. Monsieur Couche tard m'a passé un coup de fil et ça déménage. J'ai construit un jardin l'automne passé dans un secteur touristique que nous appelons Gringos land, l'endroit est bien sans plus, club de golf, pêtage de broue, grosses caisses. Mais on va relocaliser le jardin et le lac, rien de moins, sur un autre emplacement où les services d'eau et de sécurités ne seront plus nécessaire.Ça valait la peine que je me demande de prendre soins de moi.
dimanche 16 mars 2008
Salut Ma tante
J'ai vu aux infos que vous étiez tous en train de pratiquer le coït anal sur vos pelles sur les toits. Saprée bordée... J'avais peur que mon dernier message ait été un peu négatif...désolé. À mon retour de Montréal à Vallarta je me suis fait voler mon truck et mon ex comptable a empoché 60 000 pesos de retour de taxes et de charge sociales que je dois maintenant, et encore un fois, rembourser au gouvernement. Hier je suis allé prendre une bière avec des "chums" sul bord d'un feu pour oublier que la vie ici n'est finalement pas si pire, mais après avoir donné un lift à un des gars ma caméra numérique a disparu du jeep. Ce matin je rêve de grands espaces blancs avec beaucoup de neige sous un -35 avec des millions de mexicains tout nus que je regarderais geler sur la glace comme autant de crapets mourant, tout en sirotant un Jack Daniel avec un sourire satisfait.
mercredi 12 mars 2008
J'ai ton nom tatoué sur la peau
Je me suis approché de la grosse tête bouclée noire, j'ai tourné autour d'la tôle grise et après avoir suffisamment hésité je suis monté- tu partages ton cracker? On a pris le temps nécessaire pour que tous à bord se sentent en confiance et on a pris la route. On a longé le littoral au clair de lune puis on a piqué vers les collines d'Aix en Provence. J'avais accepté l'offre de passée la nuit perdu dans les campagnes. Le temps a usé les brides de conversations mais il m'est resté celle où l'on a découvert que nous partagions le même jour de naissance. Après avoir cramé quelques bouts de barrette roulés dans deux papiers, nous avons convenu que nous étions frères. - je t'ai attendu longtemps, il m'avait confié. Mon nouveau frère avait une bête d'environ une livre qui dormait en boule d'un sommeil léger dans de la corde de poche bien noire, bien drue. Je crois qu'un perséide à fendu le ciel ce soir là.
Il y avait encore des braises dans la cheminée de son refuge sans lumière lorsque nous somme arrivé. Hervey a réanimé les flammes et on a mangé un restant de ratatouille réchauffée avec des pâtes sur le feu dans un vieux poêlon qu'on aurait peu perdre dans un tas de charbon. À la chandelle on a un peu approfondi sur nous et on a sombré l'un dans l'autre. À l'extérieur, les eaux de la Durance ont continué de glisser le long du canal de Marseille au creux d'une demie lune jusqu'à l'aurore.
Au matin nous sommes parti de bonne heure après le café. On a laissé les cigales encore frileuses au premier rayon de soleil. Mon frère devait faire acte de présence au foyer principal.
Le premier dimanche suivant, Hervey m'a présenté à sa famille. Il est passé me prendre au loft et on a refait le trajet. Le paysage lumineux détonnait étrangement de celui de la première nuit. À une fourche marquée par une pute super chub multicolore échouée dans un vieux laz-y-boy près du fossé, on a bifurqué sur la route qui conduisait au refuge de fin de semaine squatté par la petite famille. Devant le cabanon au coeur du territoire de chasse et au bout de la route qui finissait en zigzag entre les gros pins, la caisse s'est arrêté. Une petite puce est sorti en courant et une femme a suivi avec une choupette de dix mois dans les bras. Elle m'a salué et m'offrit un sourire mitigé surplombé d'un magnifique shinner digne de saturne. J'appris par le suite qu'elle avait été une miss Côte bleue dans sa jeunesse.
Les jours ont suivi et une routine nous a lié. On a joué au ballon, monté au sommet du grand conifère sur le côté du cabanon jusqu'au siège qui servait d'observatoire. De là on voyait les collines ondulantes qui s'étendent sous l'anticyclone méditerranéen jusqu' au pied de la sainte Victoire. Dans le château abandonné de Pagnole on a aussi trouvé deux chatons plein de puces qu'on a ramené à la maison. Dans la vieille niche en ruine d'une cheminée on est souvent retourné visiter un hibou. On a ramassé des coins, des mûres, on a fait de la confiture. Hervey a pris son pied dans ma vie pendant que moi je prenais une place sur la couche de son couple dans une cité dangereuse construite sur une butte.
Avec le temps j'ai découvert qu'Hervey avait ses tilts et que sa personnalité multiple le traînait comme un Achille dans la vie. Dans les rares instants où tous les masques étaient assoupis, il me partageait avec tout le désarroi du monde ses peurs; prunes sur prunes, la lumière, à ce moment là, n'apparaissait pas au bout du tunnel. Mais toujours Il était magnifique, fier et souriant, trop tourmenté aussi, il ne pouvait résister à la tranquillité qui règne su'l bord du gouffre. Il se livrait au tapinage pour au moins une flatterie. Sa générosité était légendaire.
Un jour au retour du chantier je suis entré cher moi. J'ai regardé la table avec le souper dessus, il m'avait accueilli avec un sourire, la fête a commencé. Je lui ai balancé sa salade à la figure et les poings ont volé. J'ai été soulevé, senti le vide et j'ai finalement expiré sur la table qui s'écroulait sous moi... Couché sur le ventre sur une console en inox d'hôpital, j'ai senti des mains broder dans mon dos son nom en trente-trois étoiles.
Un soir pour oublier mon bourreau je suis descendu sur la rue Curiol dans l'espoir d'y voir La pute de la rue des bons enfants. Elle logeait dans un hôtel près de celui où j'avais loué une chambre au cour d'un précèdent transit. Cette rue était agréablement régulière dans son architecture et les façades de pierre des immeubles de cinq étages avoisinaient toutes le même style. Les grandes fenêtres rectangulaires des premiers étages étaient toujours barricadées par des volets en bois massif derrière des ouvrages de fer forgé qui achevaient de fortifier ces maisons qui avaient vu déferler clients, beurs, pieds-noirs, poilus, italiens, nazis. Je la connaissais du coin de l'oeil, elle affichait toujours un taquin sourire. Elle dégageait la bonne humeur et avait cette shape européenne des années 50; bien en chaire avec des bourrelets bien ajustés et classiques. J'ai répondu au sourire et on est monté. J'ai caressé ses seins lourds qui emplissaient la main et ses gros mamelons café qui s'offraient comme deux grosses tétines, un genre de ma tante Eva maghrébine encore en pleine splendeur, mais elle n'avait pas d'odeur. Lorsque mes mains sont descendu sur son ventre, mes yeux ont suivi les textures au bout de mes doigts. De son bas ventre au plexus, courant dans tous les sens, une série de stries témoignaient d'une nuit d'horreur remplie de cris et de sang. La lame avait pris son temps mais n'avait jamais complètement ouvert. Mon visage s'est incliné et le condom est tombé comme une chaussette usée. Elle s'est allongé sur le lit, je me suis agenouillé sur le sol. doucement j'ai frotté mon gros nez sur sa peau et j'ai fait glisser mon front sur son ventre, j'ai aussi posé mes lèvres sur ses cicatrices. On a pas traîné. J'ai passé au cash et j'ai pris le chemin de la maison rejoindre mon poêle à bois au milieu de mon grand loft. J'ai regardé les ombres danser sur les murs et je me suis mis à attendre la venue de Laïla la douce...
Maéva, Palma, je ne vous oublierai pas.
mardi 11 mars 2008
le quartier général
samedi 8 mars 2008
Une bière à l'ombre
vendredi 7 mars 2008
L'importance du contenu...au pays des embrouilles
Il y a des chapelets de matins qui se suivent et qui ne font aucun sens. . .Je me refais un fond de café, question de pousser la cafetière au delà de ses limites et j'attends le stimulus. J'examine la pile de dossiers en attente, ceux qui sont essentiels à la bonne continuité de ma vie économique et professionnelle...et je me détourne. Aoufff...pas aujourd'hui. L'oisiveté régnera en maître et je n'ai rien prévu pour demain, tant pis. Mon ombre part d'un bord et le reste en couille et je ferai sans eux.
Je dresse la liste de ce que j'aimerais:
Je viens de me rappelé qu'une nuit durant mon sommeil, mon ombre m'a chuchotté à l'oreille:
jeudi 6 mars 2008
Hurry! hurry!...this is an emergency hurry! I'm not gonna make it

mercredi 5 mars 2008
Rêver d'un pique-nique avec mes voisins mexicains
- Suspendre l'animal à la corde à linge et brûler les poils superflus à l'aide d'un chalumeau
Dans un poêlon
- Faire revenir 3 oignons jaunes de grosseur moyenne tranchés fin dans deux noisettes de beurre.
- Assaisonner: sel, poivre, une branche de romarin fraîche, 3 gousses d'ail
- Ajoutez 1 tasse de vin blanc
- Laissez caraméliser
Dans une casserole avec couvercle
- Versez un peu d'huile
- Braiser la viande à feu vif et bien couvrir jusqu'à ce que l'animal cesse d'aboyer (très important)
- Laissez cuir à feu moyen environ 25 minutes par kilo
- Servir sur un assiette de présentation avec la demie-glace aux oignons
Invitez vos voisins
mardi 4 mars 2008
C'est une ombre fuyante.
Ce sont des vagues d'images et de paroles muettes qui me parviennent et se saisissent de ma concentration, l'enveloppent, la robent. Elles sont les amies de toujours de mon ombre. Certaines depuis des lunes et d'autres depuis des siècles.




